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23/09/2013

Quelques statistiques

Tous les chiffres mentionnés ci-dessous doivent être considérés comme des ordres de grandeur et non pas des chiffres exacts. Je ne veux pas vous donner ces chiffres comme ceux gravés dans le marbre et je suis ouvert à toutes les critiques.

-1- Données générales.

Le graphique général des décès des soldats de Loire Inférieure par année entre 1914 et 1918 est conforme à celui des pertes des armées françaises pour la même période.

Evolution décès.JPG

Le nombre total des décès est évalué à 27537 entre 1914 et le milieu des années 1920.

Pour la période de la guerre proprement dite (août 1914 – fin 1918), on recense 25928 décès pour la Loire Inférieure.

1914 : cette année est comparativement la plus meurtrière. La Loire Inférieure compte 5710 décès pour 5 mois de conflit.

Pour la bataille des Frontières, notamment en Belgique (Maissin, Bièvre), on recense 1050 décès. Quant à la bataille de la Marne, elle engendre à elle seule, 846 morts. 

Ces deux épisodes guerriers sont à l’origine du 1/3 des morts pour la seule année de 1914.

1915 : cette année est considérée comme celles des offensives de grignotage et des premières grandes bataille de matériel.

Pendant la Première Bataille de Champagne du 16/02 au 17/03/1915, on enregistre 563 décès.

En juin 1915, les combats de Tracy le Mont et de Quennevières dans l’Oise sont le cimetière de l’infanterie de la Loire Inférieure (notamment le 264 RI) avec 1110 décès sur un très court laps de temps.

La nécropole nationale de Tracy le Mont concentre une grande partie de ces soldats morts pour la France, lors de cette période.

La première bataille de matériel avec la deuxième bataille de Champagne, qui débute le 25/09/1915, voit la perte de 1194 soldats.

Parmi les images marquantes, on retiendra celle du Colonel Desgrées du Lou portant le drapeau du 65 RI avant de tomber sous les balles ennemies.

Ces trois combats ont fait 2867 victimes, soit près de 40% des pertes enregistrées pour l’année 1915.

1916 : cette année résonne comme celle de la Bataille de Verdun et secondairement comme celle de la Somme.

Entre le 21/02 et le 14/12/1916, au nord de Verdun, dans les ravins et collines meusiennes, les soldats de Loire Inférieure ont laissé 4500 des leurs sur le terrain ou dans les ambulances de l’arrière.

Concernant la bataille de la Somme, les soldats de Loire Inférieure ont été moins engagés, comme l’ensemble des armées françaises, partageant le poids de la bataille avec les alliés britanniques. Il n’en reste pas moins que 1320 soldats ont perdu la vie lors de cette bataille.

1917 est l’année la moins meurtrière avec 3122 décès. Toutefois, la bataille du Chemin des Dames a coûté la vie à 970 soldats de Loire Inférieure.

1918 est celle des grandes offensives allemandes sur le front ouest à partir du 21/03/1918. Les soldats de Loire Inférieure se sont particulièrement illustrés lors de la Seconde bataille de la Marne avec 535 décès entre le 15 et le 20/07/1918.

La nécropole nationale du Prieuré Binson à Chatillon sur Marne rassemble en grande partie, les sépultures issues de ces combats.

 

 -2- Analyse détaillée par commune.

La moyenne par commune des Morts pour la France pour la Loire Inférieure est de 4,26% de la population totale. Ces calculs ont été faits à partir des résultats du recensement de la population de 1911.

Liste communes population 1911 Loire Atlantique.xls

Le fichier ci-dessus montre quelques anomalies statistiques. Je ne parviens pas m’expliquer les pourcentages particulièrement élevés de Saint Joachim (13,28%) et Le Temple de Bretagne (12,27%).

100 communes de Loire Inférieure ont un taux de perte compris entre 4 et 5 % sur 222 communes.

Nantes présente un taux de perte de 3,99%, un peu en deçà de la moyenne départementale.

Aucune partie du département ne semble plus touchée qu’une autre.